Communiqué de presse du 01/02/2015

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Il y avait des sourires et des visages apaisés au sortir de cette soirée carte blanche à Juliette précédée de la prestation tellement appréciée de Sarah Olivier.

La salle Bizet était comble et affichait complet depuis plusieurs jours tant est chaque fois attendue impatiemment la venue de Juliette fidèle compagne de route de l’aventure « Courant scène » association de presque 20 ans d’âge qui fait la part belle à la chanson vivante en Petite Camargue Eh oui! Il y a une vie culturelle autre que celle liée intimement au taureau dans nos contrées de sagne et de flamants…

Ce spectacle hommage à Boby Lapointe créé l’an dernier au Printival de Pézenas offre un aperçu de la palette de talents de ce chanteur qui sans tapage et en suivant ses chemins de fantaisies reste tête de file d’un genre peu fréquenté en chanson. On ne se lasse pas d’apprécier la philosophie faussement naïve et la tendresse extrêmement pudique de cet original à la gloire posthume. Ces dames choisies par Juliette maîtresse de cérémonie attentive et exigeante ont chacune à sa façon pu exprimer leur manière personnelle de perpétuer l’esprit de Boby mais ont aussi chanté des succès de leur répertoire respectif. Ces sept talents là ont fait la part belle tantôt au rire tantôt à l’insolence tantôt à l’émotion sans jamais se départir d’un professionnalisme indiscuté et d’une humanité rare. Le désir palpable de ce public d’un soir de renouer avec la tradition bafouée d’un rire iconoclaste a semblé stimuler les élans déjà si toniques de chacune.
Cet indispensable besoin de rire de tout sans censure aucune s’est exprimé sous la malicieuse protection du feu citoyen d’honneur de Pézenas en la bonne ville de Vauvert et ce fut comme une délivrance tant méritée, comme le réveil d’un mauvais rêve…

Il s’impose de citer donc cette troupe éphémère qui a enchanté un public ravi :

Cette même Sarah Olivier qui a ouvert la soirée recèle de riches promesses pour une carrière qui se profile munie de beaux atouts.

Il s’impose aussi de souligner combien Courant Scène se débat pour maintenir le cap d’une culture de proximité loin de celle si impersonnelle des Zéniths et consorts. Il faudra que les années qui viennent donnent raison à cet entêtement acharné sauf à voir l’uniformisation et le marketing gagner la partie. Mais là encore, c’est l’engagement strictement citoyen mais aussi politique qui devra avoir le dernier mot dans un souci aigu de résistance. « Comprenne qui pourra » nous dirait Boby